Pour sauver le climat, vers un développement logiciel durable

La part du numérique dans la pollution et sa responsabilité dans le changement climatique s’accroissent à une vitesse inquiétante : un rapport d’information publié par le Sénat le 24 juin indique que le secteur représentait 3,7% des émissions totales de gaz à effet de serre en 2018, un résultat susceptible de progresser de + de 60% d’ici à 2040 si rien ne change.

Bien décidés à éviter l’irrémédiable, une nouvelle tendance visant à modifier cet état de fait est perceptible avec l’émergence de développeurs écolos et le codage « vert ». C’est le cas de Danny van Kooten, un programmeur danois. A l’aide d’une extension qu’il a conçu pour WordPress, le développeur est parvenu à lui faire envoyer 20 kilo-octets de données en moins à chaque usage : une quantité qui semble à première vue minime mais qui, rapportée aux deux millions de sites qui utilisent l’extension, fait économiser 59 tonnes d’émissions de CO² tous les mois – l’équivalent de 85 vols allers-retours entre New York et Amsterdam.

L’expérience de van Kooten a inspiré d’autres développeurs, qui se sont lancés dans la conception de logiciels dits « durables » en tentant de réduire au maximum la facture écologique de leur travail

Le confort de navigation profite également de cette sobriété : un code plus léger signifie souvent un chargement de page plus rapide. Les traqueurs publicitaires, notamment, handicapent de nombreux sites web.

Réduire l’empreinte carbone du web n’incombe pas seulement aux développeurs. Le fournisseur d’électricité verte Ovo s’est penché sur l’utilisation des courriels au Royaume-Uni et a démontré que si chaque britannique envoyait un message de de moins par jour, les émissions annuelles de carbone du pays seraient réduites de 16 tonnes.

S’ils étaient repris par l’intégralité du secteur professionnel du numérique comme par les internautes, ces petits gestes, en s’accumulant, feraient une réelle différence sur l’impact social et environnemental du numérique.

L’ordinateur le plus puissant au monde est japonais

Fugaku est désormais la machine à calculer la plus puissante du monde. Codéveloppé par Fujitsu et Riken, ce superordinateur est capable de procéder à plus de 415 millions de milliards d’opérations par seconde. Grâce à cette performance, le superordinateur japonais a décroché la première place du TOP500, un classement semestriel des machines les plus rapides au monde.

Son principal concurrent Summit, conçu par IBM, est coiffé au poteau. Fugaku, dont les scores sont tout aussi performants selon différents tests, est 2,8 fois plus puissant que lui. Ce sont habituellement les appareils américains et chinois qui se disputent la place de calculateur le plus puissant du monde. Parmi les machines référencées au TOP500, 226 sont chinoises, 114 américaines, 30 japonaises et 18 françaises.

La puissance combinée des superordinateurs américains, les plus performants, atteint 644 pétaflops*. De son côté, Fugaku est presque à lui seul parvenu à augmenter la capacité de calcul du monde de 1,65 à 2.23 exaflops** en six mois. Cette avancée va s’avérer primordiale dans la recherche contre le Covid-19, domaine dans lequel la machine japonaise fait ses premières armes.

*Pétaflop : unité de mesure de quantité de calculs numériques, valant 1015 flops.1,4 pétaflop correspond à 1,4 million de milliards d’opérations par seconde.
**Exaflop : unité de mesure de quantité de calculs numériques, valant 1018 flops. 16 pétaflops, correspondent à 16 millions d’opérations par seconde.

Vers une sobriété numérique ?

La déréglementation climatique résulte-t-elle de l’utilisation et de la consommation à outrance d’équipements numériques ? C’est la question à laquelle le Sénat a répondu lors d’une mission d’information sur l’empreinte environnementale du numérique.

Avec la prise de conscience écologique, la technologie n’échappe pas aux critiques. Le numérique a sa part de responsabilités. Il est relativement difficile de chiffrer avec exactitude les conséquences de l’industrie sur le climat mais on estime que l’activité numérique est aujourd’hui responsable de 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. Le numérique pourrait représenter 7% de nos émissions de GES d’ici 2040.

Au terme de 6 mois de travaux menés par 14 élus, le Sénat a publié le 24 juin 2020 un rapport qui détaille l’impact de nos pratiques numériques sur les enjeux écologiques.

La première inquiétude soulevée par le groupe d’étude réside dans le fait que le numérique est souvent ignoré dans les réflexions concernant les politiques environnementales. Pourtant, le secteur compte pour 2 % des émissions de gaz à effet de serre en France pour l’année 2019. Si rien n’est fait, ce chiffre pourrait atteindre 6,7 % en 2040, soit un équivalent en CO² plus important que celui émis par le transport aérien aujourd’hui.

La fabrication de nos équipements numériques (tablettes, téléphones, montres connectées) sont responsables pour « 86% de leurs émissions totales » et représentent à eux seuls 70 % de l’empreinte carbone totale du numérique en France. Résultat, la première et principale solution présentée par le Sénat est de rallonger la durée de vie de nos appareils.

Il est ainsi question de rentrer dans une ère de « sobriété numérique », composée d’un volet éducatif sur les enjeux environnementaux du numérique, mais aussi d’idées plus politiques comme par exemple inscrire l’impact environnemental du numérique de chaque entreprise dans les bilans annuels ou également mettre en place une taxe carbone aux frontières européennes. Les propositions de l’enquête seront prochainement traduites dans un projet de loi.

Google lance son nouveau réseau social : Keen

Si Google demeure un moteur de recherche incontournable qui s’est très largement imposé, la firme n’est jamais parvenue à fédérer des utilisateurs sur un réseau social, comme en témoigne la disparition de Google+. Pour autant, Google n’a pas renoncé à ses ambitions.
Ainsi, c’est par le biais de son incubateur interne – Area 120, orienté vers le développement de nouveaux projets expérimentaux – que Keen verra le jour.

Disponible sur le web et sous la forme d’une application Android, il s’agit d’une plateforme destinée à aider les utilisateurs à rassembler « idées, liens et ressources » de façon thématique.

Largement inspiré par le concept de Pinterest, Keen est-il une véritable innovation ?

En fait, son caractère inédit réside dans le fait que ce réseau expérimental mobilise des fonctions en relation avec l’intelligence artificielle en vue de générer des suggestions de contenu de plus en plus pertinentes à mesure qu’une collection s’étend.
Chaque collection qui a vocation à être enrichie régulièrement par l’utilisateur vise à créer des albums photos et à les épingler dans un album spécifique, pour ensuite les partager et même à inciter les autres utilisateurs à y apporter leur contribution.
L’intelligence artificielle de Google sera en effet à même d’alimenter vos albums avec des images issues de Google Images et de vous proposer des contenus susceptibles de vous plaire.

Les créateurs de Keen ont pour principale motivation d’aider les utilisateurs à cultiver leurs passions et à les partager pour en profiter réellement dans la vie. L’avenir nous dira si le challenge est réussi.

Pour plus d’informations sur Keen, nous vous invitions à visionner une petite vidéo de présentation en cliquant sur le lien suivant :
https://www.youtube.com/watch?v=iZVKoNhu968&feature=emb_title

 

Censure du Conseil constitutionnel : la loi Avia n’est plus

Une large partie de la loi de lutte contre la haine sur Internet vient d’être censuré par le Conseil constitutionnel. Ce texte porté par la députée Laetitia Avia voit ses mesures phares éliminées par les sages.

C’est le cœur de la loi Avia que le Conseil constitutionnel vient d’atteindre. Dans sa décision rendue le 18 juin 2020, il a estimé que la loi visant à lutter contre la haine sur internet est inadaptée et fait courir des risques trop importants pour la liberté d’expression. Résultat, l’obligation pour les plateformes de supprimer des contenus “manifestement haineux” sous 24 heures n’est plus.

C’était la partie la plus importante du texte mais aussi la plus controversée qui est concernée. Le Conseil constitutionnel aura ainsi donné raison à beaucoup de ses détracteurs.

Ultime coup de boutoir pour un texte qui a largement occupé l’espace juridique et médiatique depuis un an.

D’autre part, les sages de la Cour constitutionnelle soulignent que l’absence d’intervention d’un juge dans le processus de modération peut porter préjudice. L’obligation de retirer tout contenu pédopornographique ou terroriste en une heure a également été censurée, le Conseil constitutionnel estimant qu’en l’état, la loi ne permettait pas l’intervention d’un juge.
Ebranlé et vacillant sur ses fondations, c’est la substance même du texte porté par Laetitia Avia qui vient d’être balayé. Seuls à avoir survécu à l’examen du Conseil constitutionnel le volet éducatif et le volet préventif de la loi qui contraint les plateformes à une obligation de moyens, c’est-à-dire à se doter d’outils facilitant l’identification de contenus illicites.

Chronique d’une mort annoncée.

La loi Avia n’aura donc pas résisté à l’examen du Conseil constitutionnel, un désaveu sérieux pour Laetitia Avia, pour au moins deux raisons : tout d’abord, l’absence du juge dans le débat qui pose un problème et surtout le principe de lutte contre les discours haineux qui est déjà inscrit dans un autre texte, la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) prévoyant déjà qu’un hébergeur engage sa responsabilité s’il ne supprime pas un contenu illicite qui lui a été signalé.

StopCovid : isolement de la France en Europe

Le Royaume-Uni change de philosophie concernant son appli de traçage numérique et adopte le protocole d’Apple et Google. La France devient ainsi le seul pays d’Europe à conserver une application qui ne fonctionne que sur son territoire.

L’application de traçage numérique (contact-tracing), en test depuis plusieurs semaines, va finalement se baser sur la technologie d’Apple et Google, et abandonner son fonctionnement centralisé.

Un modèle décentralisé pour le Royaume-Uni

L’application devrait finalement se fonder sur un modèle décentralisé intégrant les technologies d’Apple et Google, déjà disponibles sur des applications similaires. Une méthode jugée plus sûre concernant la confidentialité des données, les correspondances de contact après diagnostic étant effectuées directement sur les mobiles et non pas sur un serveur distant.

Via ce protocole décentralisé, l’application détecte les échanges d’identifiants Bluetooth entre utilisateurs et sera en mesure de fournir une notification d’alerte en cas de suspicion de contact avec un porteur de la maladie. Le modèle d’Apple et Google garantit une meilleure fiabilité du Bluetooth, notamment sur les mobiles d’Apple.

Un isolement de la France en Europe

La défection anglaise isole de plus en plus la France. L’application StopCovid se base sur un protocole centralisé, au nom d’une recherche de souveraineté numérique et ne peut être utilisée qu’en France. Elle peine d’ailleurs à convaincre dans l’Hexagone puisque l’application totaliserait actuellement moins de 2 millions de téléchargements sur les magasins d’applications de Google et Apple.
Dans un premier temps orientées vers un modèle souverain, les autorités allemandes ont finalement privilégié l’approche décentralisée pour leur application. La Norvège, qui a lancé une application de traçage numérique centralisée le 16 avril dernier, a fini par la suspendre en raison de craintes sur la confidentialité des données.

Les Britanniques seront en mesure d’utiliser leur application quand ils se rendront à Berlin, à Rome ou à Copenhague. Les différentes applis seront en mesure d’échanger des données, ce qui ne sera pas le cas avec l’application StopCovid, qui ne trouvera pas d’utilité en dehors des frontières françaises.

L’heure est de dresser un premier bilan pour StopCovid et notamment sur l’évolution de l’application de suivi des contacts. 14 notifications ont été envoyées depuis le lancement de l’appli le 2 juin (chiffre extrêmement faible en regard des efforts portés sur la promotion de cet outil), émanant de 68 personnes s’étant déclarées positives dans l’application. Si 1,9 million d’internautes ont téléchargé l’application et 1,8 million d’internautes l’ont activée, parallèlement, on a constaté 460 000 désinstallations (chiffre qui tend à augmenter de manière significative) Ce premier bilan est très décevant pour le gouvernement qui a reconnu que les chiffres d’utilisation de StopCovid ne sont pas à a hauteur de ceux espérés.

Twitter inaugure les tweets vocaux

Le réseau social Twitter teste actuellement une fonctionnalité majeure qui serait en mesure de publier, à la place d’un message texte, du contenu vocal dans la limite de 140 secondes.

La plateforme Twitter propose, en phase de test, une nouvelle fonction dédiée à enregistrer du contenu audio et à le diffuser dans un tweet.
Certains utilisateurs d’iOS ont ainsi vu apparaître un bouton d’enregistrement vocal en bas de l’onglet dédié à la composition de tweets.
Ces messages vocaux sont en capacité d’atteindre 140 secondes chacun. Une fois publié, ce type de tweet apparaît avec une image reprenant la photo de profil de l’utilisateur et un fond coloré. Il suffit de cliquer dessus pour lancer sa diffusion. Il est à priori impossible de répondre à ces tweets audio par un message vocal, ni de le retweeter en utilisant là aussi un message audio.

Vouée à se pérenniser, cette fonction est pour l’heure en phase de test sur iOS et destinée à un groupe restreint d’utilisateurs. Cette nouveauté s’inscrit dans la lignée d’autres changements majeurs initiés sur la plateforme. Récemment Twitter avait notamment étendu la limite de caractères disponibles pour un tweet, la faisant passer de 140 à 280.

Le nouveau Edge est arrivé !

Annoncé et attendu depuis des mois, le Edge nouveau est arrivé.

Comment installer et configurer Edge ?

Il suffit de télécharger le logiciel via le lien suivant https://www.microsoft.com/fr-fr/edge puis de la lancer. Au premier démarrage, vous serez en mesure d’importer vos favoris depuis Google Chrome ou ignorer cette procédure puis configurer les quelques paramètres de base de l’application dont la forme des nouveaux onglets : artistique, informatique ou minimaliste.


Un navigateur axé sur la confidentialité et la sécurité.

Des sites web utilisent des dispositifs de suivi pour collecter des données sur votre comportement de navigation, et sur votre manière d’interagir avec un site. Un dispositif de suivi est en mesure de conserver la trace de l’accès à votre site d’achats préféré ou à un site d’actualités que vous consultez régulièrement.

Le nouveau Microsoft Edge est conçu pour détecter et bloquer les dispositifs de suivi connus. Trois niveaux de prévention de suivi sont proposés : De base, Équilibré et Strict. Le niveau Équilibré est sélectionné par défaut. Les trois options bloquent les dispositifs de suivi potentiellement dangereux : c’est-à-dire ceux détectés comme des systèmes de cryptominage ou de fingerprinting.

  • De base : bloque les dispositifs de suivi potentiellement dangereux mais autorise la plupart des autres et ceux qui personnalisent le contenu et les publicités.
  • Équilibré (recommandé) : bloque les dispositifs de suivi potentiellement dangereux ainsi que les dispositifs de suivi des sites que vous n’avez pas consultés.
  • Strict : bloque les dispositifs de suivi potentiellement dangereux, ainsi que la plupart des dispositifs de suivi sur tous les sites. Cette option bloque la plupart des dispositifs de suivi, mais peut empêcher certains sites web de se comporter comme prévu. Par exemple, il est possible que vous ne puissiez pas vous connecter ou lire une vidéo.
    Pour sélectionner le niveau de prévention du suivi qui vous convient, allez dans Paramètres et plus > Paramètres > Confidentialité et services et assurez-vous que le paramètre Prévention du suivi est activé.

Un navigateur qui préserve la confidentialité de vos données de navigation.

Le nouveau Microsoft Edge supprime votre historique de navigation, vos cookies et vos données de site, ainsi que les mots de passe, les adresses et les données de formulaire lorsque vous fermez toutes les fenêtres InPrivate. La navigation InPrivate effectue les opérations suivantes :

  • Effacer l’historique de navigation, l’historique de téléchargement, les cookies et autres données de site, les images et les fichiers mis en cache, les mots de passe, les données de remplissage automatique de formulaire, les autorisations de site et les données d’application hébergées lorsque vous fermez toutes les InPrivate Windows.
  • Enregistrer vos favoris et vos fichiers téléchargés, pour que vous puissiez y accéder la prochaine fois que vous utiliserez Microsoft Edge.
  • Vous donner accès aux favoris, aux mots de passe et aux données de remplissage du formulaire à partir du profil utilisé pour ouvrir la fenêtre InPrivate.
  • Autoriser les extensions que vous avez consenties à s’exécuter pendant la navigation InPrivate.
  • Utiliser automatiquement la recherche InPrivate avec Microsoft Bing pour les recherches dans la barre de recherche de la page d’accueil InPrivate et sur Bing.com.
    Si le moteur de recherche par défaut est Bing, la recherche dans la barre d’adresses utilise également la recherche InPrivate.

La navigation InPrivate ne vous prémunit pas contre les sites web malveillants et n’offre pas de blocage publicitaire supplémentaire. Les cookies et autres autorisatio29ns de site ne sont pas supprimés tant que vous n’avez pas fermé toutes les fenêtres InPrivate.
Pour éviter que des sites web personnalisent du contenu et des publicités à votre intention, définissez votre niveau de prévention sur Strict dans Microsoft Edge ou accédez à Paramètres
et plus > Paramètres > Autorisations de site > Cookies et données de site et activez Bloquer les cookies tiers.


Un navigateur qui vous protège des sites et des téléchargements malveillants.

  • Le nouveau Microsoft Edge dispose d’un filtre SmartScreen conçu pour identifier les sites web d’hameçonnage et de programmes malveillants signalés qui vous protège de trois manières :
    Pendant que vous naviguez sur le web, il analyse les pages et détermine si elles possèdent des caractéristiques suspectes. Dans ce cas, SmartScreen affiche une page
    d’avertissement, vous proposant de faire un commentaire et vous invitant à faire preuve de prudence.
  • SmartScreen compare les sites que vous visitez à une liste dynamique de sites d’hameçonnage et de logiciels malveillants signalés. S’il trouve une correspondance, il affiche un avertissement vous informant que le site a été bloqué pour votre sécurité.
  • SmartScreen compare les fichiers que vous téléchargez sur le web à une liste de sites connus de logiciels malveillants et programmes signalés comme dangereux. S’il trouve une correspondance, il vous avertit que le téléchargement a été bloqué pour votre sécurité. Il compare également les fichiers que vous téléchargez à une liste de fichiers bien connus et téléchargés par de nombreuses personnes qui utilisent Internet Explorer. Si le fichier que vous téléchargez n’est pas sur cette liste, SmartScreen vous le signale.

Que faire si SmartScreen signale un site consulté comme étant dangereux ? Dans la page d’avertissement, à vous de signaler ce site comme étant fiable. Sélectionnez Plus d’informations, puis le lien Signaler que ce site web n’est pas un site malveillant pour accéder au site web de commentaires de Microsoft. Suivez ensuite les instructions qui s’affichent.
Si vous visitez un site qui devrait fait l’objet d’un avertissement par SmartScreen, vous pouvez le signaler à Microsoft en appuyant ou en cliquant sur le bouton Outils, en pointant sur Sécurité, puis en choisissant Signaler un site web d’hameçonnage.

Pour activer ou désactiver le filtre SmartScreen : Sélectionnez Paramètres et plus > Paramètres > Confidentialité et services. Faites défiler jusqu’à Services et activez ou désactivez Microsoft Defender SmartScreen.

SmartScreen est différent du bloqueur de fenêtres publicitaires. Il vérifie l’absence de menaces pour votre sécurité sur les sites que vous visitez et dans les fichiers que vous téléchargez. Le bloqueur de fenêtres publicitaires, pour sa part, bloque simplement la plupart des fenêtres contextuelles sur les sites, lesquelles sont généralement des annonces publicitaires et ne sont pas nécessairement malveillantes.


Petit tour d’horizon des nouvelles fonctionnalités de Microsoft Edge

Les fonctionnalités du navigateur ne sont pas sans rappeler celles de Google Chrome, avec une présentation légèrement différente.

  • Une grande disponibilité.
    Microsoft Edge est désormais disponible dans tous les environnements et sur tous vos appareils fonctionnant sous Windows 10, Windows 8, Windows 7, MacOs, iOS et Android. Vos
    mots de passe, historiques, favoris et paramètres passent de manière transparente d’un appareil à l’autre.
  • Une meilleure personnalisation.
    Personnalisez votre expérience de navigation en téléchargeant vos extensions préférées sur la boutique Microsoft Edge Addons ou sur des sites d’achat d’extensions Chromium tiers,
    comme Chrome Web Store.
  • Une définition optimale pour le streaming.
    Bénéficiez du meilleur navigateur pour les médias haute définition sous Windows 10 avec une prise en charge unique du streaming Netflix en 4K Ultra, Dolby Audio et Dolby Vision.
  • Un accès direct aux fichiers PDF.
    Le support PDF intégré vous permet de visionner, modifier et partager des PDF directement depuis votre navigateur.
  • Une réorganisation du dossier Téléchargements.
    Le classement des fichiers téléchargés s’effectuera de manière automatique par type de fichiers : Tous les fichiers, PDF, Documents, Applications, Images, Fichiers compressés, Vidéo, Audio, Autres. Chaque utilisateur saura profiter de cette option bien pratique pour retrouver plus aisément un fichier particulier.

En conclusion, quel premier bilan pour ce nouveau Edge ?

Fluide et stable, la navigation dans sa pratique semble relativement satisfaisante, avec des outils qui remplissent correctement leur tâche. Chacun saura installer ses extensions habituelles depuis Microsoft Store. Certaines fonctionnalités restent à venir : la synchronisation des extensions et de l’Historique. Microsoft annonce également une future prise en charge 4K de Netflix, une première pour un logiciel de navigation.

Au Brésil, WhatsApp prend le relais de l’État

Au Brésil, WhatsApp est bien plus qu’une simple messagerie : elle aide les plus pauvres à résoudre leurs problèmes quotidiens là où l’État fait parfois défaut. Plusieurs groupes de discussion sur l’application favorisent l’échange d’informations essentielles à la vie de tous les jours.

Parmi les groupes WhatsApp très utilisés dans le pays, on retrouve ceux qui donnent en temps réel l’itinéraire des bus dans les banlieues. Les défaillances des institutions étant nombreuses, des groupes WhatsApp autogérés prennent le relais dans les secteurs les plus variés. Il existe ainsi des messageries spécifiques pour les personnes en recherche d’emploi.

Cette omniprésence peut néanmoins s’avérer dangereuse, notamment en période électorale. WhatsApp a joué un rôle déterminant lors de la campagne présidentielle Brésilienne en 2018. Messages défavorables et fausses informations ont largement été diffusées pour discréditer les principaux opposants. Bien que démenties par les médias, ces « infox » ont contribué à sceller le sort du scrutin.

Le système D et la débrouillardise sont donc de mise. Tous ces facteurs expliquent que l’application connaissent un incroyable succès : sur une population totale de 210 millions de Brésiliens, 120 millions disposent d’un compte WhatsApp actif.

Solidarité numérique

Solidarité Numérique : Les médiateurs numériques ont répondu à plus de 11 000 appels pendant le confinement

Mis en place dans l’urgence pendant le confinement à l’initiative de la société coopérative MedNum, et en complément de la plateforme Solidarité Numérique, le Centre d’aide pour les démarches administratives essentielles (avec un numéro d’appel) et créé pour rompre l’isolement des personnes éloignées du numérique a connu un vif succès. 11.000 appels ont été reçus et traités par un réseau de près de 2.000 médiateurs bénévoles.

On dénombre 13 millions de citoyens qui se connectent peu ou jamais. Des personnes âgées ou précaires, voire même des plus jeunes, qui ne maîtrisent pas les usages numériques ou sont tout simplement dépourvus d’équipements, quand ils ne résident pas dans une zone mal couverte par internet. L’illectronisme » touche 17% de la population française, selon l’Insee. Un véritable handicap au moment où la numérisation des démarches administratives est en forte accélération. Or, la fracture numérique s’est trouvée soudainement exacerbée avec le confinement et l’impossibilité de se déplacer à un guichet ou de faire ses courses de première nécessité.

Près de 2 000 bénévoles de différents réseaux ont répondu à l’appel relayé par le secrétariat d’Etat au numérique et se sont proposés pour assurer tour à tour la permanence de ce numéro d’appel : essentiellement des médiateurs du numérique, des professionnels du secteur informatique, des travailleurs sociaux, des agents des maisons France services ou autres maisons de services au public, des personnels des bibliothèques et des médiathèques.

A quels besoins ont répondu ces médiateurs bénévoles ?  Trois questions prioritaires se dégagent :

  • Communiquer avec ses proches (aide à l’installation d’un logiciel de visioconférence).
  • Effectuer une déclaration en ligne (CAF, Pôle emploi, Impôts)
  • S’informer et recueillir des informations vérifiées sur la pandémie.

Le confinement a jeté la lumière sur les difficultés que vivent les personnes éloignées du numérique tout en démontrant le rôle essentiel joué par ces médiateurs. On en dénombre environ 10 000 aujourd’hui en France, même si les contours de cette profession encore peu connue restent flous.