Comment détecter les fausses infos ?

Comment repérer une fausse information (fake news, hoax, intox…) ?

Durant ces périodes troublées, alors que nous sommes noyés sous l’information, il nous faut rester vigilant face aux rumeurs qui circulent sur Internet et les réseaux sociaux.

Peut-être avez-vous récemment reçu, par SMS ou WhatsApp, cette information alarmante concernant une vidéo qui déclencherait l’effacement complet de votre smartphone à l’ouverture. Ce message qui a rapidement circulé a créé un vent de panique, alimentant de facto un climat suffisamment anxiogène. En relayant ce type d’alerte, on favorise malheureusement la saturation des réseaux et des canaux d’information.

En effectuant quelques recherches sur Internet, il est facile de découvrir que telle ou telle information n’existe pas et qu’aucun média officiel n’en a fait mention.

Voici quelques règles à suivre pour débusquer et identifier canulars et fausses informations :

1. Restez vigilants et suspicieux en partant du principe qu’une information transmise par un inconnu sur Internet ou les réseaux sociaux est globalement plus fausse que vraie.

2. Effectuez une première analyse.
Dans un premier temps, il convient d’étudier la construction de l’information. Celle-ci est-elle précise et donne-t-elle des noms de personnes, des lieux exacts et des dates ? Toutes ces précisions vous aident à vérifier la véracité du message. On tiendra également compte de la qualité de rédaction et des éventuelles erreurs grammaticales.

3. Localiser et déterminer l’origine de la source d’information
Questionnez-vous sur l’auteur de l’information. La source est-elle facilement identifiable ? Est-elle officielle comme une source gouvernementale ? Ces organismes communiquent également sur les propres canaux de diffusion et il est aisé de recouper l’information. Dans tous les cas, privilégiez les canaux d’information des grands médias nationaux ou internationaux.
Le plus souvent, les messages apparaissent sur les réseaux sociaux et l’origine exacte est parfois difficile à déterminer. Sur Twitter ou sur Facebook, vérifiez que les comptes à l’origine de l’information sont bien officiels, c’est-à-dire estampillés d’un petit « v » (coche) bleu. Ces deux réseaux sociaux planchent sur des solutions techniques visant à identifier rapidement les fausses informations et autres intox.

Les bonnes adresses à visiter

Il existe de nombreux sites dédiés à la traque des fausses informations et autres canulars informatiques. On citera par exemple www.hoaxbuster.com ou Signal Arnaques. Ces plateformes collaboratives sont constamment sur le pied de guerre pour détecter les fausses informations. N’hésitez pas à les consulter avant de relayer une information. Notez que Signal Arnaques dispose d’un outil pour évaluer le degré de fiabilité d’une « identité numérique » (adresse courrielle ou site Internet : ScamDoc.)

Photo retouchées et vidéo « deepfake »

Pour étayer un fait, aussi faux soit-il, rien de mieux qu’une photo ou une vidéo. Dans ce domaine, les détournements d’images et de vidéos sont légion et de mieux en mieux
conçus. Il est de plus en plus difficile de différencier une véritable photo d’un photomontage à l’œil nu. Pour vous assurer que la photo n’a pas déjà été utilisée dans d’autres informations, utilisez l’outil de recherche d’image de Google ou le site Tineye.com pour identifier des images déjà utilisées. Il existe également certains services en ligne qui parviennent à déterminer si une image a été retouchée comme Fotoforensics ou Forensically avec plus ou moins de succès.

En vidéo, les « deepfakes », à l’origine de fausses informations, sont de plus en plus impressionnants de réalisme. Ces techniques de manipulation d’images font passer les plus grosses supercheries et les faits les plus fantaisistes pour des éléments extrêmement crédibles.

Comme le souligne le vieil adage, « Dans le doute, abstient-toi ! ». A défaut d’être en mesure de vérifier la véracité d’une information, évitez de la relayer !